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Elus et commerçants réunis pour trouver des solutions

Suite au sit-in des commerçants sur le parvis de la mairie, après la décision gouvernementale de fermer les commerces « non essentiels », le maire Roger Pellenc s’était engagé à relayer leurs demandes, notamment aux parlementaires. Vendredi dernier, le 1er adjoint Henri Lafon aux côtés de Michel Autran conseiller économie et Julien Aubert député de Vaucluse, en présentiel, ainsi qu’Annie Amarouche chargée de mission économie, les sénateurs de Vaucluse, Alain Milon et Jean-Baptiste Blanc, en visio, ont rencontré Jean-Marc Susini président de l’association des Vitrines de Pertuis, Chantal Blanc, Marie-Ange Piras et Fabienne Marcin. Le but de cette réunion étant que les commerçants puissent exprimer leurs problèmes à ceux qui peuvent les faire remonter au plus haut niveau.
Après avoir fait état des chiffres Covid alarmants en Vaucluse, conduisant au déclenchement du plan ORSEC en Vaucluse, le sénateur Alain Milon a exposé les démarches menées auprès du gouvernement dans le débat sur les restrictions de libertés dans le contexte de l’état d’urgence sanitaire.

Le 1er adjoint a lancé le débat sur la réouverture de la rue Colbert aux véhicules, pour que ceux qui auraient commandé via internet, puissent récupérer leur commande sans déambuler dans la rue. Une idée jugée plutôt bonne, approuvée par le Maire au sortir de la réunion. « Depuis la semaine dernière, les choses ont évolué sur les problèmes avec les grandes surfaces. On a relancé le site Pertuis Solidaire ce qui permet, aussi, de vous aider. Quant au marché, il est uniquement alimentaire désormais » souligne le 1er adjoint.

De leur côté, les commerçants ont exprimé : « Nous vous remercions de tout ce que vous faites pour nous. Nous avions mis en place tout ce qui était nécessaire pour se protéger. Le virus ne circule pas dans nos boutiques. Nous sommes, en outre, un lien social pour de nombreuses personnes qui viennent juste pour discuter un moment et en sont, aujourd’hui, privées ». Précisant qu’ils ont « des milliers de marchandises qui dorment dans nos locaux. On résistera tant qu’on le peut. Mais, on est des indépendants, nous n’avons pas droit au chômage… Beaucoup seront impactés ! Quand pourrons-nous, à nouveau, ouvrir ? Pourra-t-on au mois de décembre ? Ce mois est vital pour nous. Si nous n’ouvrons pas, ce sera catastrophique ». Annie Amarouche s’exclame : « Il faudrait au moins des jours d’ouverture avant Noël. Sinon, ça ne sera pas une catastrophe mais, un véritable cataclysme ».

Tandis que Julien Aubert note : « C’est un sujet complexe. Par exemple, on parle d’activités essentielles, mais c’est très subjectif. Au moment où les Français auraient le plus besoin de se parler, de se voir, de comprendre ensemble… On leur interdit de la faire. On crée un sentiment d’isolement… ». Le député a lancé une pétition en faveur des commerces de proximité, dans laquelle il demande au Premier ministre de prendre un nouveau décret afin de modifier le mode opératoire du nouveau confinement. Selon lui, toutes les décisions gouvernementales, notamment les fermetures de commerces, devraient s’appuyer exclusivement sur des données sanitaires précises, renforçant ainsi leur légitimité et permettre une adaptation à la situation locale en autorisant le couple Maire-Préfet à rouvrir certains commerces (dans le respect des mesures sanitaires) après avoir examiné la situation épidémique de chaque lieu.

Soutenant cette pétition, Jean-Baptiste Blanc a quant à lui assuré qu’il se faisait le relais des doléances en assemblée.