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Pose de 30 capteurs de température dans les villes d’Apt et de Pertuis

Objectif : caractériser les îlots de chaleur urbain

Les 15 et 16 juillet 2019, le Parc naturel régional du Luberon a fait poser des capteurs de température dans les villes d’Apt et de Pertuis (jardin de l'Europe), afin de mieux caractériser le phénomène d’îlots de chaleur urbain.
15 capteurs de température fournis par la Maison de la météo et du climat des Alpes du Sud ont été posés dans chaque ville, avec l’assistance technique du Parc du Luberon, des services techniques communaux et du bureau d’études ASTERRE d’Avignon.
Cela permettra d’enregistrer, durant toute la période estivale, la température heure par heure dans différents endroits des 2 communes (rue du centre-ville, grand boulevard, parking ombragé, parking bitumé sans arbre, bord de cours d’eau, jardin public, lotissement, habitat pavillonnaire zone commerciale, zone industrielle, forêt, vigne…).
Les relevés seront analysés en octobre et permettront de mieux analyser le phénomène d’îlots de chaleur urbain, en partenariat avec le GREC-Sud (Groupe régional d’experts sur le climat en région Provence-Alpes-Côte d’Azur). A terme, ce travail permettra aux  villes de mieux s’adapter au changement climatique.

L’îlot de chaleur urbain : qu’est-ce que c’est ?
Les îlots de chaleur urbains sont des élévations localisées des températures, particulièrement des températures maximales diurnes et nocturnes, enregistrées en milieu urbain par rapport aux zones rurales ou forestières voisines, ou par rapport aux températures moyennes régionales.
Causé notamment par la morphologie urbaine, les activités humaines, la nature et la couleur des revêtements et la place du végétal, ce phénomène a un impact sur la température en ville.
Pour lutter contre ce phénomène, on peut citer :
    l’augmentation des espaces verts et des arbres en ville,
    l’isolation des bâtiments pour le confort d’été,
    l’utilisation de revêtements plus perméables et avec un albédo plus élevé (plus de réflexion que d’absorption des rayonnements solaires restitués la nuit),

ADAPTATION AU CHANGEMENT CLIMATIQUE EN LUBERON
La qualité de vie dans le Parc naturel régional du Luberon et son attractivité dépendent largement de son climat, au carrefour des influences méditerranéennes et montagnardes. Ainsi, ses paysages, ses milieux naturels, sa biodiversité, son cadre de vie pourraient subir prochainement les effets de l’évolution vers un climat régional plus chaud et plus sec.
Risque incendie, canicule, sécheresse, manque d’eau et de neige, impacts sur l’agriculture, les forêts… L’enjeu aujourd’hui est de maintenir une qualité de vie et une attractivité du territoire et de rassurer les habitants et les visiteurs sur les variations climatiques.
La question du réchauffement climatique fait partie de la feuille de route du Parc du Luberon à travers sa charte (2009-2024). Par exemple, le Parc du Luberon a mis en place des actions d’économies d’énergie, d’économies d’eau et de développement des énergies renouvelables. Son plan de paysage 2017-2019 vise à anticiper les effets du réchauffement climatique sur nos paysages, pour éviter de le subir. La plateforme de rénovation énergétique de l’habitat permet de conseiller les particuliers sur une bonne isolation (hiver et été) de leur logement. Le programme Alpages sentinelles permet d’analyser, comprendre et anticiper les effets du changement climatique notamment sur les crêtes du Grand Luberon…
La prise de conscience est amorcée dans la société et il est de notre responsabilité désormais de l’amplifier et de mobiliser décideurs, associations, citoyens, entreprises, autour des enjeux et des conséquences des changements globaux.
Ainsi, l’anticipation du changement climatique devra être au cœur de la future charte du Parc, dont la révision commence en 2020, afin d’offrir aux habitants et acteurs du territoire des solutions innovantes pour s’adapter aux mutations climatiques et en limiter les effets négatifs.