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Discours de la cérémonie des voeux du maire de Pertuis - samedi 28 janvier 2017

Chers Pertuisiennes et Pertuisiens

Ce soir, mes chers amis, cela me fait chaud au cœur de vous voir aussi nombreux autour de moi, pour participer à cette cérémonie des vœux. C’est un moment privilégié pour faire un bilan d’étape sur notre action et en tracer les sillons pour 2017, riche en projets de tout genre.
 
Puisque nous parlons projets, le moment est bien choisi pour vous souhaiter, avec le conseil municipal, une excellente année. Tous nos vœux de santé, de prospérité pour vous et vos familles !
Avec la joie de vivre ensemble à Pertuis, nous avons incontestablement démontré cette année, que nous sommes capables de vaincre l’adversité en cultivant avec passion notre esprit de solidarité et de fraternité républicaine.
Je suis heureux de voir que les projets que j’ai rêvés avec vous pour Pertuis se réalisent. Oui mes amis, Pertuis bouge, Pertuis avance, et on peut même dire à présent que Pertuis prend de l’avance ! Les projets se dessinent, se concrétisent et à peine s’achèvent-ils, que de nouvelles réalisations fleurissent. Malgré les contraintes administratives stupides qui nous freinent, et me révoltent, nous avançons avec résolution pour les générations futures. Quand je regarde notre jeunesse, mes forces et mes idées se décuplent pour construire un futur heureux à la hauteur de notre avenir.

Vous l’avez compris, cette année encore, la situation économique de la France n’est pas brillante dans une Europe qui se redresse, malgré les coups de tonnerre du Brexit, les démissions successives de David Cameron et de Matteo Renzi, et l’élection de Donald Trump. La raison en est simple : alors que certains pays européens ont pris des mesures draconiennes pour moderniser leur économie, la France est restée figée dans une bureaucratie sclérosante, se traduisant par un endettement terrible et des dépenses obligatoires représentant plus de 52 % du Produit Intérieur Brut. Incontestablement l’Etat, vit au-dessus de ses moyens et pour s’en convaincre, je vais vous faire part de la position du Sénat sur le projet de loi de finances 2017. Celui-ci, imaginé par François Hollande à l’époque où il pensait encore être candidat. Cela va vous éclairer sur les pratiques politiciennes d’un gouvernement qui a été incapable d’enclencher un cercle économique réellement vertueux.
Le Sénat considère que ce dernier budget du quinquennat est un chef d’œuvre de prestidigitation. Recettes artificielles et dépenses sous-estimées, en sont les ingrédients majeurs. Celui-ci est réalisé par des auteurs, qui savent, à l’avance, qu’ils n’auront pas à l’assumer. C’est trop facile, de faire de la sorte des prévisions fantaisistes, avec des objectifs inatteignables.
En séance publique, le sénateur Dallier a déclaré que «  c’est le budget le plus insincère de la Vème République » et il a raison, ne serait-ce que parce que 10 milliards d’euros de dépenses de 2017 sont repoussées en 2018 !
Quel triste héritage que nous laisse les socialistes après 5 ans à la tête de l’Etat : d’abord, une dette astronomique de 2 170 milliards d’euros, générant 50 milliards d’euros d’intérêts, avec des taux historiquement au plus bas, soit autant que le budget de l’Education Nationale ou l’impôt sur le revenu. Loin d’amorcer la décrue, l’Etat accentue la spirale infernale de l’endettement avec 200 milliards d’euros d’emprunt supplémentaire pour assumer son train de vie excessif. Emprunter pour emprunter, on marche sur la tête ! Ensuite, l’avalanche de nouvelles dépenses en 2017, qui seront non financées et dont le coût va monter en puissance les années à venir. En effet, il ne se passe pas une semaine sans que le Chef de l’Etat et son Gouvernement ne signent un nouveau chèque sans provision ! Fonctionnaires, retraités, étudiants, intermittents… tout le monde a droit à sa gratification électorale, même Alstom, avec ses 500 millions d’euros de TGV inutiles…

Il est clair qu’il faudra une certaine dose de courage et une volonté implacable à ceux qui vont, demain, diriger le pays, afin de remettre de l’ordre dans les finances publiques !

Vous le savez, de par mes nombreux déplacements professionnels à l’étranger, je suis bien placé pour me rendre compte du décalage et de la dynamique d’un certain nombre de pays compétiteurs européens, américains ou asiatiques et cela me fait mal au cœur de voir mon pays s’enfoncer dans la médiocrité avec pourtant un potentiel formidable. Au niveau local, loin d’aider les communes et les intercommunalités dans leurs efforts de développement, l’Etat accentue continuellement ses contraintes réglementaires et financières tout en prétendant le contraire. A Pertuis, celles-ci brident nos initiatives. Il n’y a pas un dossier sur lequel je ne dois batailler. En outre, l’effondrement des dotations de l’Etat, avec la perte en 4 ans de plus de 2 millions d’euros et l’augmentation concomitante des charges, limitent drastiquement nos marges de manœuvre. L’Etat n’hésite pas, en effet, à transférer de plus en plus souvent sur les communes des charges sur le long terme sans contrepartie financière. La réforme des rythmes scolaires, l’organisation des futures élections en sont des exemples frappants.

Aussi mes chers Pertuisiens, dans ce qui s’apparente de plus en plus à une odyssée, j’essaie de naviguer en évitant ces récifs mais aussi en combattant les monstres chimériques créés par le gouvernement. Le premier d’entre eux est la monstropole institutionnelle, le second la monstropole hospitalière.

LA METROPOLE
La récente augmentation de vos impôts locaux en 2016 vous a fait prendre conscience brutalement que nous avons rejoints, contraints et forcés une métropole bureaucratique, multi-endettée de 2 millions d’habitants. Comme je l’avais prophétisé depuis le début de cette affaire, les conséquences ont donc été malheureusement immédiates pour les Pertuisiens, mais aussi pour nos communes et Pertuis n’échappera malheureusement pas à la règle.
Ce tableau noir, nul ne le conteste à présent, si ce n’est le leader de l’opposition qui a fait de Marseille sa ville, à en croire La Provence. Et ceci après le dernier rapport de la Chambre Régionale des Comptes, le gendarme de la comptabilité des collectivités locales, sur la gestion de l’ex Communauté Urbaine de Marseille Provence Métropole (MPM). La lecture de ce document incroyable a fait éclater la révolte des maires du Pays d’Aix par la débâcle financière, la mauvaise gestion et l'endettement gigantesque de MPM, qui constituent avec la ville de Marseille, la « pomme pourrie » de cette métropole déjà lestée de plomb. Il conduit à nous interroger sur la rigueur et l'impartialité des institutions de la République face à de tels dysfonctionnements financiers, lesquels semblent être tolérés en hauts lieux alors que dans le même temps, les petites communes sont, pour des virgules oubliées, mises au ban des accusés.
Manifestement, pour faire aboutir le projet gouvernemental de sauvetage de Marseille et de MPM, tout a été fait pour étouffer la réalité désastreuse de leurs finances. Difficile de comprendre en bon Républicain l'occultation de cette situation dans l’étude d’impact législative fournie aux parlementaires lors du débat sur la loi MAPTAM.
Cette duperie n’a pas été sans conséquences, puisque cette loi n’a été approuvée que par quelques voix d’avance. L’histoire aurait pu être différente. Le dernier rapport d’orientation budgétaire et le rapport de la Chambre Régionale des Comptes ont rétabli la vérité en affirmant la nécessité d'une réduction drastique des investissements pour éviter la faillite et la mise sous tutelle de la Métropole.L’Etat avait prophétisé qu’avec Marseille, les EPCI dont le Pays d’Aix, feraient  mieux avec plus.
En réalité, nous ferons beaucoup moins bien avec des ressources drastiquement réduites.

Le budget d’investissement du Pays d’Aix, locomotive de la Métropole était en moyenne de 250 millions d’euros les années précédentes. Comme les autres communes du Pays d’Aix, nous en avons bénéficié. Il nous a permis, vous le savez, de financer de nombreux équipements parmi lesquels la médiathèque, la nouvelle piscine, le complexe sportif du Farigoulier, le pôle d’échange de la gare SNCF, les projets de rénovation dans le cadre de la concession publique d’aménagement du centre-ville et bien d’autres... le grand rond-point à la gare et les fonds de concours de 50% sur tous les investissements.
Depuis, le rabot métropolitain est passé par là. Brutalement. De 250 millions d’investissement annuel, le budget du Pays d’Aix a sombré cette année à 180 millions d’euros ! Soit, rendez-vous compte une baisse de 70 millions d’euros ! Les conséquences, vous l’imaginez bien, vont être dramatiques car les projets que nous avions programmés seront repoussés voire totalement annulés. Il en va de même pour les subventions aux associations amputées déjà de 10 à 15%.
Malgré ces mesures draconiennes, la Métropole endettée jusqu’au cou et incapable de financer le moindre projet métropolitain, n’échappera pas à sa mise sous tutelle, sauf à augmenter encore massivement les impôts et à tailler davantage dans les budgets des territoires dont celui du Pays d’Aix.

Face à ce désastre, plus personne à présent ne soutient cette métropole si ce n’est du bout des lèvres. Ses anciens promoteurs de droite comme de gauche ne savent plus aujourd’hui comment s’y prendre pour éviter le naufrage et regardent la côte qui s’éloigne avec angoisse. Nous  espérons que le prochain Président de la République, revisite une construction centralisatrice qui va « trop loin, trop vite et trop fort » de la bouche même de son Président, Jean Claude Gaudin, et qui ne respecte pas l’Etat de droit. Rejetant ce radeau de la méduse, dans lequel, nous avons été intégrés de force, je ne soutiendrais lors des prochaines échéances électorales que le ou les candidats qui s’engageront de façon déterminée et sans ambiguïté à revoir au plus vite les lois MAPTAM et NOTRe afin que nous puissions nous retrouver dans une nouvelle métropole Aix-Pays d’Aix. Celle-ci s’appuiera sur les valeurs de notre ancienne communauté du Pays d’Aix avec l’écoute, le respect des maires et des territoires. Nous souhaitons la liberté d’expression à travers un référendum, dans le respect de la Charte européenne de l’autonomie locale, traité international ratifié par la France en 2007 et disposant, au vu de l’article 55 de la constitution, d’une autorité supérieure à celle des lois de la République.
Il faut que vous sachiez que dans cette bureaucratie métropolitaine, tout dysfonctionne et nous, les communes provençales, dernières roues du carrosse marseillais, subissons chaque jour des pertes d’autonomie, Aix-en-Provence en premier avec ses parkings de la SEMEPA qui passent à la métropole. Pour preuve, en préparant le dernier Conseil, j’ai appris avec stupéfaction le résultat de la négociation menée en coulisse entre la Métropole et le département de Vaucluse sur le transfert obligatoire de la voirie départementale de la ville de Pertuis. Nous avons été totalement et dédaigneusement ignorés dans cette affaire. J’ai manifesté à plusieurs reprises ma révolte auprès du Président GAUDIN, qui malgré ses engagements, nous a laissés sur le bas-côté. Nos 4,5 kms de voirie, rues et boulevards pertuisiens seront désormais entretenus par la métropole. Il suffit de se promener dans Marseille, pour comprendre le désastre ! Cette situation est aggravée par le désengagement du département de Vaucluse sur le financement des 28 millions d’euros dédiés au projet ITER, pour les aménagements du Sud Luberon. Pourtant votés en 2011 et destinés en grande partie aux contournements pertuisiens. 
A ce propos, j’ai dénoncé cette situation lors du dernier comité des financeurs, qui met à mal la bonne marche du projet ITER et le développement du Val de Durance et du Sud Luberon. Manifestement, sur ce sujet comme sur d’autres, le Vaucluse a décidé de nous abandonner.

Lors de notre rencontre du 21 septembre 2016, le Préfet de Région, m’a fait part de sa volonté de réintégrer Pertuis dans les Bouches-du-Rhône comme ce fut le cas à la révolution française. Et ceci, pour mettre fin à une anomalie administrative générée par notre intégration à la métropole, à l’instar de la commune de Saint-Zacharie dans le Var et de rétablir une situation d’équité avec les autres communes des Bouches-du-Rhône. Pour Pertuis, cette intégration représenterait un financement à hauteur de 4 millions d’euros par ans à comparer aux 82 000 euros du Conseil départemental de Vaucluse dans le cadre de la contractualisation. Un groupe de travail a été constitué avec l’ensemble des acteurs concernés pour étudier ce dossier en février. Martine Vassal, Présidente du Conseil Départemental des Bouches-du-Rhône, avec qui je partage les valeurs et le parcours entrepreneurial, m’a assuré de son soutien dans cette démarche. La question que l’on est en droit de se poser : que font nos conseillers départementaux pour Pertuis ?

UNE REFORME HOSPITALIERE BUREAUCRATIQUE A COMBATTRE
Autre domaine dans lequel s’illustre la frénésie bureaucratique du gouvernement : c’est une nouvelle organisation de l’offre de santé imposée par l’Agence Régionale de Santé, l’ARS, aux 52 000 habitants du Val de Durance.
Le conseil de surveillance du Centre Hospitalier Aix-Pertuis, auquel je participe en tant que Vice-président, lutte depuis plusieurs mois déjà contre le regroupement forcé et sans concertation de l’ensemble des Hôpitaux des Bouches-du-Rhône dans une structure centralisatrice appelée Groupements Hospitaliers de Territoires (GHT) pilotée par la désastreuse Assistance Publique des Hôpitaux de Marseille, l’APHM.
Il s’agit ni plus, ni moins, d’une copie hospitalière de la Métropole bureaucratique.
Nous imaginions pourtant, comme le permet la loi, poursuivre notre coopération volontaire et efficace engagée depuis 3 ans, avec les hôpitaux de Manosque, Digne et Salon. Malheureusement, l’ARS en a décidé autrement puisqu’elle nous impose sans concertation depuis le 1er juillet cette tutelle des hôpitaux Marseillais enlisés dans un endettement comme la métropole, de 1  milliard  200 millions d’euros et un déficit annuel de plus de 80 millions. C’est un non-sens total car nous n’avons évidemment rien à partager avec les hôpitaux de Martigues ou de la Ciotat qui ne sont pas situés dans le même bassin médical…
Extrêmement vigilant quant à la qualité des soins prodigués à l’Hôpital de Pertuis, j’ai donc engagé un recours contre l’arrêté de création de cette monstropole hospitalière contre le précédent directeur de l’ARS. Ce dernier n’a pas daigné me recevoir pour aborder ce sujet, ni celui pourtant si nécessaire, d’une nouvelle maison de retraite publique à Pertuis pour nos personnes âgées et dépendantes, financièrement dans l’impossibilité de vivre leur fin de vie dans un établissement privé coûteux.
Je pense que le futur gouvernement quel qu’il soit, sera dans l’obligation comme pour les métropoles, de revoir la copie de la loi sur des Groupements Hospitaliers de Territoires.
Vous l’avez compris, dans ces périlleuses affaires, je ne reste pas les bras croisés et je fais feu de tout bois pour éviter la régression à nos territoires. Manifestement, dans toute cette histoire, les bureaucrates parisiens ont imaginé redresser Marseille en nous faisant supporter la facture. L’Etat n’a plus la capacité de soutenir comme il le faudrait la deuxième ville de France. Le combat continue, et encore merci de votre soutien, j’en ai besoin, car parfois, avant de reprendre mon souffle, le découragement se fait sentir devant ces montagnes de gâchis à déplacer.

LA COMMUNE, UN PATRIMOINE MENACE A PROTEGER
Vous devez savoir que derrière  le phénomène de métropolisation et plus largement d’intercommunalité, il y a la volonté déguisée de nos élites gouvernementales de sacrifier nos communes sur l’autel de la sacro-sainte rationalisation administrative. En réalité, c’est une recentralisation jacobine qui s’opère en coulisses, dénoncée avec force et véhémence lors du dernier Congrès des Maires de France. Au lieu de libérer les énergies locales et de faire confiance aux territoires, le gouvernement nous dépossède de nos responsabilités locales.
Le chiffre des 36 000 communes est souvent présenté par les tenants de la pensée unique comme un frein à notre développement alors qu’au contraire, pour moi, il s’agit d’une chance formidable pour notre pays.
Le candidat François Fillon l’a bien compris, et je fais mien ses propos consacrés aux libertés fondamentales des collectivités territoriales, développés dans son livre «Faire», que j’ai lu cet hiver. Ces libertés sont un gage de résurrection pour notre pays.
C’est en faisant confiance aux territoires et à leur capacité d’innovation que nous pourrons reconstruire la France. Il faut libérer les énergies locales au lieu de les brider. N’en déplaise aux bureaucrates. Nos communes ne sont pas des simples lieux, des points sur une carte mais un milieu où foisonnent femmes, hommes, idées et projets qu’il convient au contraire d’accompagner et d’encourager.
J’ai une pensée pour la multitude de femmes et d’hommes, élus intègres et dévoués, qui s’investissent 70 heures par semaine pour leur ville, contre vents et marées et font preuve d'une générosité extraordinaire pour un salaire dérisoire.
A titre d’exemple, sachez que je perçois 517 euros en tant que Maire de Pertuis et 913 euros en tant que conseiller métropolitain soit 1430 euros net. Soit pratiquement le SMIC, non pas pour 35h, mais le double ! On est, vous le voyez, très loin des fantasmes qu’on entend ici et là. Malheureusement, il y a toujours des arrivistes, des professionnels de la politique ou des corrompus qui viennent ternir cette image.
Vous le savez, je suis profondément attaché à l’exemplarité, qui est liée à ma fonction de représentant du peuple. C’est pourquoi depuis le début du mandat, je n'ai jamais cédé aux sirènes du clientélisme et j’agis délibérément dans la transparence et la justice. Vous imaginez qu’à Pertuis les sirènes des passe-droits ne sont pourtant pas absentes. Je me bats chaque jour de manière désintéressée pour ma ville  afin de laisser un legs aux générations futures de Pertuisiens qui reprendront le flambeau là où je l’ai laissé. Le plus haut possible, je l’espère car vous connaissez ma rage de vaincre et mon esprit de bâtisseur !

A présent que nous avons balayé les contraintes nationales et locales, je vais passer la parole à mon 1er adjoint aux finances Henri LAFON. Vous le connaissez et vous l’appréciez pour sa bonhommie et sa compétence. Il va vous commenter comme il se doit la situation financière de Pertuis. Je considère en effet, que c’est un devoir de rendre compte à la population de la bonne utilisation des deniers publics.
Henri, c’est à toi.

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DISCOURS HENRI LAFON
Merci Monsieur le maire,

Il y a un an, lors des vœux, je vous faisais part de notre inquiétude et des menaces qui pesaient sur nos dotations communales et sur nos impôts personnels.
Nous étions dans la plus grande incertitude juridique et financière.
Un an plus tard, rien n’a changé et nous nous posons les mêmes questions liées au contexte local, national, et international.
-La métropole pourra-t-elle tenir ses financements et le voudra-t- elle ?
-Comment vont s’organiser les transferts de compétences et quelles compétences seront conservées par la métropole ?
-Les dotations de l’état seront-elles maintenues ou encore amputées ?
-Comment vont évoluer les conditions de l’emprunt ?
Depuis, la métropole s’est mise en place dans les conditions que l’on connaît, mais les réalités financières ont rattrapé les promesses et les espoirs de ses défenseurs.
Dans ces conditions, comment avoir une vision à long terme pour gérer au mieux notre commune.
C’est pourtant l’attitude que nous avons adoptée sous l’impulsion de notre maire.
Ici ce n’est pas droit au but mais l’objectif et la réussite d’abord.

Alors que les impôts métropolitains et ceux du département de Vaucluse vont augmenter cette année, nous essayons de faire avec ce que nous avons, et cette année encore, nous ne proposerons aucune augmentation de nos taux communaux, tout en gardant un budget d’investissement exceptionnel.
Le budget 2017 est donc encore bâti en nous imposant des baisses dans le budget de fonctionnement tout en essayant de maintenir voire d’améliorer le service dû aux Pertuisiens.
Le budget que nous allons soumettre au vote du conseil municipal sera de 27 millions en fonctionnement (- 2,43% par rapport à 2016) et 27 millions en investissement, soit plus de 54 millions.
L’autofinancement envisagé est dans la lignée des années précédentes et même en augmentation. Depuis 2010, cet autofinancement se maintient à un bon niveau grâce aux efforts de tous et j’associe ici le personnel aux collègues élus à cette réussite. Je rappelle que depuis des années, nous avons deux séminaires par an, élus et directeurs, pour passer les budgets de chacun en détails et convenir des ajustements.
Nous avons un impératif, qui est de répondre au jour le jour à l’attente des administrés en offrant un service public digne d’une ville de 20 000 habitants avec toute l’efficacité que nous vous devons.

Malgré ces conditions défavorables et grâce à notre épargne annuelle et aux aides extérieures, nous avons fait le choix d’investir. 64 millions de réalisations entre 2008 et 2016 et 17 millions sont prévus pour 2017.
A ce stade, vous vous posez la question bien légitime : où en est notre endettement ? Nous suivons de près ces indicateurs et nous rendons compte régulièrement au conseil municipal.
L’investissement n’a été financé que pour 20% par l’emprunt sur cette période 2008 – 2016. 16 millions empruntés sur 64 millions investis
Le ratio de désendettement est inférieur à la norme de 6, 8 années dont le dépassement constitue un signal d’alerte.
Au 31 décembre 2016, notre dette s’élevait à plus de 17 millions (nous sommes encore inférieurs à la strate selon les derniers chiffres du ministère des finances) pour un taux moyen d’emprunt de 1,25%. (Nous devrions faire encore baisser ce taux moyen en 2017). Quant à nos charges financières, elles ont largement diminué sous l’effet de la baisse des taux et de notre gestion active de nos emprunts (2008 : près de 80 0000 euros d’intérêt payés en fonctionnement, contre 22 0000 € budgétés en 2017)

Nous avons donc dû gérer avec ces baisses de dotations qui impactent notre budget de fonctionnement. 2 millions en moins depuis 2013, il aurait fallu augmenter notre fiscalité de 15 points pour compenser le désengagement de l’Etat et maintenir les recettes. Notre volonté très forte, a été de réduire les coûts de fonctionnement (encore – 5% sur les charges générales en 2017) et sur les frais de personnel qui représentent la principale dépense de notre budget.

Malheureusement, nous ne maîtrisons pas tous les paramètres et sommes tributaires des décisions de l’Etat qui décide des augmentations de salaires ou de la modification des rythmes scolaires  que nous devons légalement financer.
Sachez que cette année électorale nous coûtera plus de 50 000 euros en fonctionnement, non pris en charge par l’Etat.
Nous envisageons donc, sur les prochaines années, de ne pas remplacer tous les départs à la retraite pour respecter ces contraintes budgétaires.
J’ai déjà eu l’occasion de vous citer des exemples d’économies réalisées lors des budgets précédents (entretien des véhicules, nettoyage des locaux, photocopieurs, assurances,…). Sachez que nous continuons en ce sens et je ne vous citerai qu’un nouvel exemple, c’est l’éclairage public. Sans rentrer dans le détail car mon ami Lucien Galland est en très fier et il en parlera dans son intervention, depuis 2013, nous investissons dans les LEDS et si notre parc d’éclairage a augmenté de près de 10%, notre facture d’électricité a baissé. C’est de l’investissement rentable.

Nous voulons aller de l’avant et même si notre niveau d’investissement devrait baisser à compter de 2018, nous envisageons encore près de 40 millions sur 2017 – 2020 pour rendre notre ville plus attractive et améliorer le confort des Pertuisiens. Avec la volonté et presque la condition que nos emprunts finançant ces investissements restent plafonnés à 25% en moyenne sur la période.
Je tiens à rappeler que l’emprunt permet d’étaler la charge sur plusieurs années, ce qui correspond à la durée de vie du bien financé, et éviter ainsi de faire supporter aux contribuables sur une année, le financement d’un bien qui sera utilisé pendant des décennies. Il s’agit de prévisions d’investissements, sur lesquelles travaillent déjà les services mais comme je vous le précisais en début de mon intervention, beaucoup d’incertitudes demeurent sur les financements de notre partenaire principal : la métropole.

Pour mieux comprendre le combat de notre maire à défendre notre commune : la métropole (ex CPA) a représenté plus de 21% de nos recettes de fonctionnement avec 6 millions de dotations ; et plus de 38% de notre budget d’investissement avec près de 7 de millions.Toute baisse sera d’autant plus dure à supporter.

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Henri, je te remercie pour la clarté de tes propos. Vous avez compris qu’au vu de nos contraintes financières, nous serrons les boulons de toute part pour ne pas prendre l’eau et maintenir le cap fixé pour l’avenir. Mes remerciements vont aussi à l’équipe des finances animée par son directeur Olivier Vignerie et notre collègue élu au marché public, Thierry Dubois.

A présent, maintenant que nous connaissons à peu près l’état de la mer, voyons comment nous allons naviguer en 2017.
Vous le savez, je me suis engagé, avec mon équipe, à moderniser Pertuis tout en conservant son cadre de vie privilégié afin de conforter l’image d’ « une ville à la campagne ». Aujourd’hui, nul ne conteste que Pertuis bouge, se transforme et avance d’un pas résolu dans le XXIème siècle. Cette dynamique repose sur nos orientations qui sont au cœur de mon projet municipal.

1.LE DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE
Je commence par le développement économique, car nous le savons tous. Sans emploi et sans création de richesse, il n’y a pas d’avenir pour notre ville. Pour vous les Pertuisiennes et les Pertuisiens et surtout pour demain avec notre jeunesse d’aujourd’hui.
Notre objectif depuis le début du mandat est de créer plusieurs milliers d’emplois à l’horizon 2025 grâce à une nouvelle zone d’activités sur des espaces stratégiques en mutation au cœur de la plaine de la Durance. Et ceci dès que le chantier des nouvelles digues sera achevé. Comme prévu, cette nouvelle zone, que je pense baptiser dans un élan poétique PERTUISPOLIS, pourra accueillir ses premières entreprises en 2020. Nous répondrons ainsi aux besoins d’implantation des entreprises sous-traitantes d’ITER et de la cité des énergies du CEA.
Dans un souci de cohérence, nous poursuivrons aussi la réfection des zones d’activités existantes Terre du Fort et Saint Martin.

La pépinière d’entreprises se modernise également. Nous avons agrandi ses locaux de plusieurs milliers de mètres carrés afin d’accueillir davantage d’entreprises et de start-up. Il s’agit là d’un prélude à l’édification d’une nouvelle pépinière centrée sur les énergies renouvelables financée par le Pays d’Aix pour 7 millions d’euros, et qui trouvera sa place au sein de la nouvelle Zone d’Activités en 2019.

Cette année, nous avons aussi poursuivi avec ardeur la redynamisation du centre-ville avec la réfection du haut du cours de la République. Ce programme de réhabilitation va bien entendu se poursuivre avec la rue Colbert, la place Mirabeau, la rue de Croze, la rue Henri Silvy et bien sûr le bas du Cours. Dans cet environnement rénové, 14 magasins ont rouvert ces derniers mois. Un grand bravo à Annie AMAROUCHE, notre dynamique adjointe au développement économique et au Pays d’Aix qui nous a soutenus dans cette démarche au long cours.

En ce qui concerne l’agriculture, secteur historique auquel vous le savez je suis très attaché, nous avons mis en place une pépinière de jeunes agriculteurs et pérennisé, en partenariat avec le Pays d’Aix, la Halle des producteurs Terre de Provence compte tenu du succès croissant qu’elle rencontre depuis 4 ans. Cette année nous allons particulièrement nous préoccuper du remembrement de la plaine agricole et des travaux d'irrigation incontournables avec le soutien du Conseil régional PACA et l’appui de la société du canal de Provence.

Pour autant, ce développement économique ne peut évidemment prospérer que si les nouveaux salariés trouvent à proximité des habitations de qualité et des transports publics efficaces.
C’est pourquoi notre action en matière d’aménagement va jouer un rôle prépondérant dans les années à venir. Le Plan Local d’Urbanisme, que j’ai initié en 2009, entré en vigueur l’année dernière, a été conçu avec minutie afin d’avoir l’assise nécessaire pour conforter Pertuis dans le XXIème siècle. Ce PLU a d’abord entériné la création en 5 ans de plusieurs zones d’habitation de 1 000 logements individuels avec tous les équipements publics nécessaires.

En complément de ces nouveaux quartiers, nous poursuivons la modernisation de notre centre historique, pour un montant de 80 millions, dans le cadre de la concession publique débutée sous mon prédécesseur André Borel et qui se poursuivra avec le soutien du Pays d’Aix au moins jusqu’en 2020. Citons également pour 2017 le démarrage du projet de requalification de la butte du Barry visant la création d’une plateforme touristique avec un ascenseur panoramique.
Cet ascenseur permettra d’accéder au nouvel office du tourisme  et aux nouvelles archives municipales, place Saint Pierre. Ou encore la construction d’une résidence-service en faveur des seniors rue des Escourts, à côté de l’hôpital, dont les travaux vont débuter  prochainement ainsi qu’une résidence jeunes travailleurs dans les immeubles de la commune rue Durance pour accueillir notamment les élèves de l’école d’aides-soignants de notre hôpital.
Enfin, la restauration des façades du centre ancien et la rénovation d’une centaine de logements va se poursuivre en 2017.
Je tiens à remercier ici Jean Michel Applanat et toute l’équipe du service urbanisme pour leur professionnalisme dans le traitement de ces dossiers souvent semés d’embûches. Comme par exemple la découverte d’un papillon protégé dans la future ZAC Jas de Beaumont. Vous le voyez, notre objectif est que notre centre-ville fasse peau neuve tout en intégrant harmonieusement de nouveaux quartiers, et je crois que nous sommes en train d’y parvenir.

J’ai également rappelé au préfet ma volonté de voir aboutir le projet des deux fermes photovoltaïques sur les anciens bassins de la distillerie et sur l’ancienne décharge dont l’énergie produite pourrait couvrir 100% de nos besoins. Cependant, ce projet, aux implications techniques et réglementaires complexes n’avance pas à la vitesse que je souhaiterais et je dois redoubler d’efforts pour combattre là aussi sans relâche la sclérose des services de l’Etat, malgré le soutien de Monsieur le préfet et de Madame la sous-préfète Conca qui est un modèle d’esprit d’entreprendre et que je remercie chaleureusement en votre nom.


2. CIRCULATION URBAINE ET TRANSPORTS PUBLICS
Alors, évidemment, ce développement urbain ne peut se concevoir sans les voiries et équipements publics nécessaires. De nombreux projets visant à développer et moderniser notre voirie communale ont été réalisés dans cet esprit et nous allons bien entendu poursuivre dans notre lancée.

Le projet de chantier d’entrée de ville, route de la Bastidonne, est désormais achevé et les quartiers Est de la ville devraient voir dans les années à venir leurs espoirs réalisés.
L’aménagement du trottoir nord du Bd Jean Guigues est également terminé et permet aux piétons de circuler en toute quiétude le long de cette artère. A présent, nous allons nous atteler à l’autre côté du trottoir afin d’achever cette artère principale de la ville.
S’agissant du futur quartier Jas de Beaumont, nous avons prévu de le desservir provisoirement par une bretelle passant par le quartier de l’Abbaye, pour rejoindre la rocade Jean Garcin avant l’achèvement de la déviation de Villelaure. Comme d’habitude, le conseil départemental repousse d’année en année la nouvelle route Pertuis-Villelaure-Cadenet.
On peut citer enfin le nouveau grand rond-point en bas de la route de la Bonde qui améliorera considérablement l’accès à la nouvelle caserne de gendarmerie, ainsi que le rond-point à l’angle des rues Résini/Bonnemaison dont les travaux ont démarré en décembre dernier. Lucien Galland vous en dira plus tout à l’heure avec des illustrations concrètes.
 
En matière de transports urbains, nous poursuivons le déploiement d’une offre de service performante avec le Pays d’Aix.
Un nouveau réseau de bus, mieux adapté aux besoins des Pertuisiens, a été mis en place. Depuis bientôt un an, l’ensemble des arrêts implantés sur la commune, prochainement aux normes handicapées, sont accessibles au service de Transport à la demande. Un simple coup de téléphone permet aux usagers d’accéder à un minibus 5 jours sur 7. Service très apprécié des Pertuisiens, notamment les plus âgés.
Le chantier du pôle d’échanges autour de la gare SNCF, qui est vous l’avez vu d’ores et déjà opérationnel, s’achèvera en 2017 par le doublement de son parking à étages.
Enfin, nous mettons aussi l’accent sur les modes doux afin de désengorger le centre-ville. Des actions sont menées dans les écoles afin d’éduquer nos enfants et d’inciter leurs parents à délaisser la voiture pour ces modes de transport plus écologiques.
J’envisage aussi de doter la ville d’un service de diabline permettant de desservir gratuitement les commerces et la future médiathèque en centre-ville comme à Aix-en-Provence. Je vois que Jean-Pierre Serrus, maire de la Roque d’Anthéron, également président en charge de la mobilité, des déplacements et des transports métropolitains est parmi nous ce soir. Aussi je compte sur lui pour relayer nos demandes auprès de la métropole !
Je salue et remercie au passage Jean-Jacques Dias, élu en charge du transport, qui va avoir du pain sur la planche cette année avec la métropole qui a fait du transport un sujet prioritaire… pour la ville de Marseille et sa communauté ! J’ai bien peur qu’il ne reste que des miettes à partager entre les communes du pays d’Aix qui vont devoir batailler ferme pour développer leur offre de déplacements urbains.


3. UN ENVIRONNEMENT EDUCATIF A LA POINTE POUR NOS ENFANTS
L’éducation à Pertuis, c’est 8 écoles, 1800 élèves, plusieurs crèches, des Maisons d’Assistants Maternels et une halte-garderie. C’est également un centre de loisirs maternel et un centre primaire qui reçoivent jusqu’à 130 enfants les mercredis et durant les vacances scolaires.
En matière d’éducation, vous le savez, je mets tout en œuvre pour que nos enfants évoluent dans le meilleur environnement moderne possible afin qu’ils disposent des meilleures chances de réussite.
Notre développement sur les 15 prochaines années nous oblige évidemment  à repenser dès aujourd’hui notre carte scolaire avec l’ambition d’y implanter une école de proximité par quartier.
C’est pourquoi nous travaillons à la réalisation d’un nouveau groupe scolaire sur la zone nord/ouest de la Ville, à proximité de la route de Villelaure, quartier des Moulières, qui devrait aboutir d’ici 3 ans. 
Je voudrais aussi citer les nombreux travaux de modernisation qui ont permis d’installer de nouveaux jeux dans les cours d’écoles maternelles pour continuer d’offrir aux enfants, des temps de récréations divertissants et sécurisés.
Ces travaux nous ont aussi permis d’équiper les écoles de la Ville de self-services, afin que nos enfants développent leur autonomie dès la maternelle, avec l’aide de nos compétentes Atsem. Je veille aussi à ce que la restauration municipale, en charge de l’élaboration des repas ait recours le plus souvent possible aux produits locaux pour confectionner les menus.
Je souhaite remercier ici, les élues Anne-Priscille BAZELAIRE, Nathalie BRAMIN et Jérôme SOUSSI, le directeur de l’éducation, qui avec leur équipe, font un travail minutieux et déterminé pour notre jeunesse.
Notre ambition est enfin de doter demain complètement chaque école de  quartier des dernières avancées technologiques en matière d’apprentissage numérique. Jacques BARONE, notre élu aux Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication dans les écoles est l’artisan de cette révolution et va vous présenter ce dispositif déjà mis en place.

Jacques c’est à toi.

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DISCOURS DE JACQUES BARONE
Monsieur le Maire, messieurs les élus, chers Pertuisiens et amis,

Je me permets de prendre la parole quelques minutes afin de vous présenter rapidement le plan numérique éducatif que notre ville a mis en place depuis notre arrivée en responsabilité.
C’est une de nos actions, moins visible qu’un chantier public, certes, mais qui place Pertuis face à une opportunité fantastique, de celles qui ne se reproduisent qu’une fois par génération. Notre ville a saisi sa chance au moment où la numérisation transforme le monde. Le monde, (donc Pertuis)…. connait avec les technologies un changement incroyablement rapide, souvenez-vous le monde  il y a 10 ans ce n’est plus celui d’aujourd’hui.
Bien sûr il existe des technophobes, des personnes qui ont chez elle l’angoisse du progrès, hostiles à toute technique et tout changement.
Souvenez-vous des débats sur le portable, ou même internet il y a quelques années, ceux qui émettaient des doutes, des peurs, et ne voulaient pas utiliser ces nouveaux outils…
Et je parle à vous adultes, et non à des jeunes générations technologisées que les américains ont surnommé « les digital native », ceux qui sont nés avec la technologie.

Souvenons-nous lorsque l’automobile a commencé à se répandre en bouleversant le monde, certains docteurs affirmaient que le corps humain ne pourrait pas supporter une vitesse supérieure à 30 kilomètres heure sans un arrêt cardiaque.
Vous avez compris que l’opposition entre le progrès et l’immobilité est  vieille comme le monde. Sauf qu’aujourd’hui, (comme Pertuis), le monde bouge et change, nous n’avons devant nous que  le choix du progrès. Vous le savez, les villes en France ne s’occupent pas d’éducation, c’est l’Etat qui en a la charge, mais ces villes doivent construire et entretenir les écoles et les doter en matériel.

Or nous avons compris ici que les seuls êtres pour lesquels nous serions prêts nous les Pertuisiens à faire de véritables sacrifices sont des personnes de chair et de sang. A commencer par celles que nous aimons et pour lesquelles nous pourrions soulever des montagnes, je parle de nos enfants.

En moins de dix ans, le numérique a révolutionné notre accès à l’information, transformé notre vie quotidienne et bousculé les positions acquises dans l’éducation et dans nos écoles. En tant qu’enseignant, notre maire m’avait fait l’honneur de me charger du scolaire pertuisien lors du premier mandat, je lui en suis reconnaissant, car les résultats sont là aujourd’hui, et je salue Madame Bazelaire qui aujourd’hui fait un travail formidable pour et dans nos écoles.

Dans  l’enseignement également il existe un débat entre ceux qui pensent que la technologie est peu importante et les autres, comme votre serviteur, qui depuis 10 ans travaille dans un lycée entièrement numérisé, où les élèves et professeurs ont des tablettes et s’en servent. Mon lycée professionnel s’est engagé dans cette révolution quand il s’est aperçu que l’enseignement classique ne marchait plus face aux nouvelles générations et à celles dites « en souffrance ».
Un professeur qui n’est pas pédagogue est inefficace et coûte à l’Etat, et c’est pour cela que J’affirme, pas par idéologie, mais parce que je le vis tous les jours,  que mes élèves progressent 10 fois + grâce à la technologie numérique.
Notre projet a consisté à apporter les outils nécessaires pour éviter une fracture numérique entre les jeunes qui sont connectés,  qui maitrisent et trouveront plus tard un emploi et les autres, ceux qui ne le seront pas.  Nous avons fait en sorte que nos enfants, vos enfants soient connectés. Pour ne pas laisser les jeunes pertuisiens et les enseignants à la traîne de la révolution numérique, nous dotons en ressources la communauté éducative pertuisienne à très grande échelle. (Tableaux interactifs, tablettes, ordinateurs, connexion avec le monde…) Nous sommes fiers d’avoir équipé toutes nos classes de tableaux interactifs, Le TBI est un outil qui permet à l’enseignant d’utiliser son ordinateur, le projeter à la classe, par vidéoprojecteur  puis de travailler en interactif avec ses élèves. (Aix en Provence a en moyenne un tableau par école, nous avons un tableau par classe).
Nous avons aujourd’hui 48 classes équipées de tableaux. Nous avons connecté toutes les écoles au réseau, bien évidemment chaque enseignant possède sa connexion, et un ordinateur dans sa classe. 4 écoles primaires sont ainsi équipées et une maternelle.
Formidable par son ampleur, par le saut qualitatif qu’elle implique, et par sa rapidité cette rupture technologique majeure nous l’avons étoffée par un « plan  tablette » inégalé dans le Vaucluse. Les tablettes représentent une puissance pédagogique considérable au service des élèves, c’est un concept simple : apporter la bonne information, au bon moment, à la bonne personne.
A ce jour, les écoliers pertuisiens et les enseignants utilisent  210 tablettes utilisables dans nos classes. Trois écoles sur 4 ont des classes avec tablettes, Crevat en possède 2, Pierre Augier une et la Burlière 5.

Avec le numérique, c’est l’humain qui apporte une véritable valeur ajoutée, or la formation des enseignants n’est pas du ressort des mairies mais de l’inspection académique. Afin de permettre aux enseignants d’utiliser les tablettes, je me suis permis de mettre en place des formations qui permettent de découvrir les nouvelles applications pédagogiques. En tant qu’élu, mais surtout en tant que prof qui, dans son lycée utilise massivement les tablettes, c’est moi-même qui présente les applications. Ainsi cela ne coûte rien au budget communal.

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Merci Jacques, grâce à nos efforts et à la participation des enseignants, nos enfants sont désormais acteurs de la révolution numérique et font figure d’exemples dans toute la Région.


4. LA LUTTE CONTRE L’INSECURITE, RESTE UNE PRIORITE A PERTUIS.
J’en viens maintenant à un volet, celui de la sécurité, qui me tient particulièrement à cœur. Cela fait maintenant plusieurs années que nous disposons d’une Police Municipale très présente sur le terrain avec l’appui du Centre de surveillance urbaine et ses 63 caméras.

Première satisfaction, depuis plusieurs mois, la délinquance, et plus particulièrement le trafic de stupéfiants, recule en centre-ville. Merci à Pierre GENIN, l’élu à la sécurité et à Youcef Larkat, qui a repris au pied levé les fonctions de Cyril SARLIN, parti vers de nouvelles aventures. Monsieur Sarlin a fait un travail remarquable à nos côtés et a mérité sa place de directeur de la Police municipale de Limoges.
Je suis d’ailleurs heureux de vous annoncer ce soir, l’arrivée du colonel de gendarmerie GALLO qui va reprendre le flambeau en tant que Directeur de la Sécurité en charge de la Police municipale, de la Réglementation et des Constructions Illicites.
Le conseil municipal, ici présent, se joint à moi pour lui souhaiter la bienvenue. Un grand merci également à toute l’équipe des policiers municipaux et au personnel de cette direction qui exerce une mission difficile mais essentielle pour la sécurité et la tranquillité de nos administrés.

La Gendarmerie avec qui nous travaillons en parfaite osmose est ici bien représentée et je remercie toute la brigade et la compagnie de Pertuis, dirigée par le Commandant ANGESICHT et le lieutenant JACQUEL. Cette dernière bénéficiera prochainement d’une nouvelle plateforme de gendarmerie moderne, sur le site de l’actuelle caserne qui sera totalement repensée. J’ai rencontré en décembre à ce sujet le Général De OLIVERO, conseiller gendarmerie du Ministre de l’intérieur. L’Etat-Major de la gendarmerie et en particulier le Général GALTIER, Général de corps d'armée, commandant la région de gendarmerie Provence-Alpes-Côte d'Azur fera tout pour faciliter cette réalisation en 2018.

Parce que la délinquance est un fléau auquel il faut s’attaquer dès l’enfance, nous avons aussi développé des actions de prévention novatrices dans le milieu éducatif. J’ai par exemple poursuivi cette année le dispositif « rappel à l’ordre » qui permet au maire, sous l’égide du Procureur de la République, de recadrer les enfants ou les familles qui déraillent. Il en va de l’absentéisme à l’école mais aussi des incivilités qui sont sévèrement réprimandés.
Merci aussi au substitut du Procureur qui participe à ces rencontres qui permettent aux familles de se remettre sur le droit chemin, avant de poursuites judiciaires. Ce travail porte ses fruits et nous faisons là aussi office d’exemple dans la région.
Le Point d'Accès au Droit, animé par la Direction Prévention Citoyenneté est également un service exemplaire que je veux saluer et qui propose pas moins de 25 permanences spécialisées dans tous les domaines de la vie quotidienne et de nombreux dispositifs citoyens comme "Voisins Vigilants » et « Commerçants Citoyens".  Merci à tous.


5.LA POLITIQUE DE LA VILLE ET DES QUARTIERS.
Notre politique de la ville et des quartiers a étoffé cette année ses actions sous la houlette de notre adjointe Martine FROMONT et de son directeur Yann LEYDET, que je remercie chaleureusement pour le travail accompli. Durant l’année passée, la direction a assuré le suivi du chantier si symbolique de la rénovation des extérieurs du Setti de Barba.
A présent agrémentés de jardins familiaux, celle-ci est maintenant pleinement intégrée à la ville via le parcours de la « Coulée Verte » qui borde l’Eze.
La direction de la politique de la ville a également accompagné les commerçants lors de la réhabilitation du centre-ville. Avec la poursuite des travaux,  cette action indispensable se prolongera avec la réfection de la partie basse du Cours de la République et de la rue de Croze.


6.L’ACTION SOCIALE
Vous le savez, le centre d’action sociale de Pertuis accompagne de manière personnalisée les Pertuisiens et Pertuisiennes, en difficulté sociale. Son équipe totalement dévouée, présidée par mon adjointe Katia GERRO, et sa directrice Marie-Madeleine DUVAL à qui je rends ici hommage, remplit une tâche difficile, mais au combien essentielle pour la cohésion de notre cité.
A cela, il convient d’ajouter que le CCAS attache une importance toute particulière à la convivialité et au maintien du lien social en organisant toute sorte d’animations auprès d’un public intergénérationnel.


7. LA DIRECTION DES SPORTS
Inscrit dans le code génétique de Pertuis avec plus de 6500 licenciés, le sport rayonne sur notre cité et au-delà. L’équipe d’animation autour de Michel FOURNIER adjoint aux sports, de l’élu Michel AUTRAN, et de ses directeurs Patrick PAUL et Jean François PANICOT, gère, entretient et modernise un parc de 15 hectares d’installations sportives constituées de dojos, gymnases, stades, boulodrome. Il sera prochainement complété par un nouveau centre aquatique au printemps 2018 dont le chantier a démarré l’été dernier. Celui-ci sera doté de 3 bassins dont un d’hiver, d’aménagements pour les enfants, d’un plongeoir et d’espaces dédiés aux associations.
Notre Direction des sports assure aussi toute une gamme de prestations sportives encadrées par des éducateurs sportifs expérimentés pour tous les pertuisiens. Enfin, Marathon, VTT Vignes, grand prix bouliste, course d’orientation, pertuis plage, course de radeaux, etc… sont autant d’évènements auxquels vous pouvez assister, participer ou « performer » dans un cadre privilégié. Je tiens à préciser que le projet d’une grande plateforme sportive au Farigoulier prend corps avec le Pays d’Aix. Mon objectif est que dès 2019, nous puissions bénéficier avec les communes du Val de Durance de cette nouvelle installation emblématique.


8. LA CULTURE, L’EVENEMENTIEL, LE PATRIMOINE
La nouvelle Médiathèque
A présent, je souhaite évoquer un des projets phares de cette année, notre future médiathèque intercommunale Pertuis – Val de Durance – Pays d’Aix. Projet  porté à l’origine par André Borel à qui je rends hommage. Ce pôle culturel, qui marie patrimoine et modernisme va bouleverser l’offre culturelle sur notre cité et ses alentours en proposant des services complètement innovants, du plus traditionnel au numérique. Son ouverture est programmée pour la journée des associations en septembre prochain et je vous invite dans cette perspective à vous réapproprier ce lieu chargé d’histoire et de promesses.

La rénovation de l’Eglise
Vous l’avez vu, les travaux de l’église Saint Nicolas ont débuté le 3 janvier dernier pour une durée de 18 mois. On ne peut que se réjouir en effet de la restauration de cet édifice érigé au XIIIème siècle, classé monument historique depuis 1911, et qui n’a pas subi de rénovation depuis 400 ans ! Les aléas naturels ont accéléré la nécessité d’agir rapidement pour sauver cet édifice et ses nombreux tableaux et sculptures. Pendant la durée des travaux, les offices religieux auront lieu dans la chapelle de l’hôpital elle aussi fraîchement rénovée. Pour que cette cure de rajeunissement soit complète, la cerise sur le gâteau sera la restauration de l’orgue. Celle-ci démarrera une fois les travaux de l’église achevés. L’histoire de notre orgue vous est contée dans le dernier numéro de « Pertuis en Héritage » que je vous invite à parcourir.

Concernant à présent notre programme de festivités, les élus Marie Ange CONTE, Michèle GAMET et Jacques BARONE, ainsi que le personnel se sont investis comme jamais cette année pour vous offrir un programme qui a ravi petits et grands. Merci à eux et à tous ceux qui s’appliquent à développer le rayonnement culturel de Pertuis, les associations et les bénévoles qui concrétisent l’esprit de partage pertuisien.
En 2016, vous avez pu assister avec votre famille et vos amis à nos rendez-vous traditionnels, notre corso bien sûr mais également découvrir de nouvelles rencontres qui ont fait un tabac : le Festival Art de Rue « Lézardons », en juin, la formidable Tournée TF1 qui a rassemblé plus de 7000 personnes à la Dévalade, Le Festival de Cinéma de plein air en juillet, la fête des lumières avec l’inauguration de la Fontaine Mirabeau, le Festival Latino et bien d’autres encore.
En 2017, de nombreuses surprises seront au programme : un voyage dans le temps à l’occasion du 14 juillet, un concert en juillet à la Dévalade, et le… mais je ne vais pas tout vous dévoiler ce soir, il faut garder un peu de mystère !

Je me dois enfin de saluer le conservatoire de musique qui, avec plus de 500 inscrits, rayonne bien au-delà de Pertuis. Cet établissement à vocation intercommunale, réussit la prouesse de contribuer à une centaine de concerts dans l’année avec des moments phares comme le F’estival des conservatoires et des écoles en musique. Un projet éducatif dénommé « Orchestre à l’école » a aussi vu le jour en 2016 au collège Marcel Pagnol avec l’aide de notre directeur du conservatoire Frédéric Carenco et de Marie-Ange. Il permet ainsi à des enfants éloignés de la culture classique d’accéder à l’apprentissage d’un instrument de façon ludique et totalement gratuite. Le succès du conservatoire est tel que la ville prévoit son agrandissement avec une nouvelle salle de répétition à l’école Marsily, qui bénéficiera également aux écoles. Merci à toute l’équipe et à son directeur Frédéric Carenco et son sous-directeur Nicolas Sanchez, grand trompettiste que vous avez pu apprécier lors de la dernière venue de l’orchestre philharmonique du Pays d’Aix au gymnase Verdun.

Mais assez parlé, chose promise, chose due. Avec Lucien Galland nous allons maintenant revenir en images sur nos nombreuses réalisations et nos projets 2017, que j’ai eu le plaisir de piloter. Avec lui et son équipe animée par notre directeur des services technique Julien Dalmas, nous dessinons ensemble le visage du Pertuis de demain. C’est à toi Lucien.

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LUCIEN GALLAND  : Réalisations 2016 et projets 2017
Projection avec les réalisations et les projets illustrés

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Merci Lucien pour ton intervention qui a mis en lumière notre dynamique de réalisation et nos futurs projets.
J’en viens maintenant à la conclusion. Mes chers amis, comme vous le savez, l’avenir ne s’improvise pas. Il se prépare. Pertuis doit anticiper les changements de demain pour permettre aux générations futures d’affronter dans les meilleures conditions les défis auxquels elles seront confrontées.
Face à ces défis, nous sommes condamnés à faire preuve d’imagination et d’audace pour développer notre cité tout en préservant sa qualité de vie.
Comme vous le voyez depuis mon arrivée aux responsabilités, « Pertuis bouge, Pertuis avance », et même désormais, Pertuis prend de l’avance, les nombreux chantiers et réalisations en témoignent. Ce travail quotidien est fait dans la transparence, à travers une gestion saine, sans passe-droit, avec une équipe d’élus et de cadres communaux qui partage ma vision de la politique au service de l’intérêt général et qui privilégie la proximité, le dialogue et le terrain.
Un grand merci au personnel de la mairie, à toute l’équipe des cadres et à son directeur général Hervé GROS. Comme je le dis souvent, l’exemple vient d’en haut. J’ai voulu en quelques mots ce soir vous faire partager mes préoccupations et mon quotidien afin que vous compreniez ce que le maire doit affronter tous les jours. Vous le savez, je remplis cette fonction avec honneur et passion et avec le meilleur de moi-même. Rien ne m’indispose plus que l’inaction et le conservatisme et vous savez la passion que je voue depuis toujours à l’action d’entreprendre. « Ce n’est pas parce que les choses sont difficiles que nous n’osons pas, c’est parce que nous n’osons pas qu’elles sont difficiles » disait Sénèque. Nous sommes aujourd’hui condamnés à faire mieux dans un monde en constante évolution.

Malgré les temps troublés que nous vivons, nous devons garder espoir, car Pertuis avec le Pays d’Aix doit cultiver ce beau jardin, avec la solidarité à l’ouvrage.

Je me félicite d’ailleurs de voir que l’esprit généreux et solidaire du Pays d’Aix n’a pas disparu dans les tourbillons de la métropole. Je remercie particulièrement Maryse JOISSAINS pour le respect et l’écoute qu’elle apporte chaque jour aux 35 autres maires du territoire sans aucune considération politique. Autour de notre Présidente, vous l’avez compris, notre détermination est totale pour bâtir l’avenir au sein d’une Métropole ouverte et intelligente Aix Pays-d’Aix. Nouvelle métropole que vous, et vous seuls aurez choisi, dans le respect des peuples à choisir leur destin.

Excusez-moi d’avoir été un peu long, mais lorsqu’on est passionné, on souhaite partager. Je vous remercie de votre attention et vous invite maintenant à chanter la Marseillaise, notre hymne fraternel pour témoigner de notre solidarité et notre attachement à la République.

Vive la France, vive le Pays d’Aix, Vive Pertuis !

Votre maire,
Roger PELLENC

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