Site officiel de la ville de Pertuis

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Histoire et patrimoine

Histoire

Pertuis tient son nom d’une racine latine « pertus » signifiant trouée, passage : à l’époque romaine, aux abords de la Durance, les Marseillais auraient fondé un comptoir qui contrôlait le trafic sur la rivière.
Ce n’est qu’en 981 que la ville est nommée dans les textes : désormais installée autour de la place Saint-Pierre, elle entre dans les possessions de la puissante abbaye de Montmajour (près d’Arles).
Cette donation sera remise en question durant plusieurs siècles et Pertuis n’aura plus un mais deux seigneurs… En 1198, leur rivalité apporte un second château à la cité. Situé sur la place Mirabeau actuelle, seul son donjon (aujourd’hui clocher et office de tourisme) reste visible.
Dès le XVIIe siècle, la ville va progressivement s’étendre hors les murs, en direction du Sud et de l’Est, poussée par le développement des activités économiques et industrielles. Le XIXe sera le siècle du changement à Pertuis : percement des remparts, construction du pont sur la Durance en 1837, nouvelles rues tracées sur plans, réseau d’irrigation pour les cultures qui deviennent maraîchères, chemin de fer en 1880…
Aujourd’hui, Pertuis compte environ 21 865 habitants (5000 en 1945) et reste incontestablement la capitale économique du Pays d’Aigues. Elle regarde aussi de l’autre côté de la Durance, à travers la Communauté du Pays d’Aix, dont elle est un satellite important. L’écrin du sud Luberon, l’ambiance de la vieille ville fortifiée dont on peut encore admirer des vestiges (ruelles tortueuses, remparts, tour de défense), les produits du terroir (fruits, légumes, vins AOC), les nombreux commerces, la vie associative et culturelle lui donnent une certaine douceur de vivre particulièrement recherchée.

Les armoiries de Pertuis

Historique du blason

Lors d’une délibération du conseil de ville du 13 février 1492, il fut décidé d’envoyer Elion Senoni à la cour du Roi de France, Charles VIII. Christophe Colomb à la même date, faisait charger trois caravelles qui allaient s’élancer vers l’Amérique !
Il faut savoir que Pertuis, ville provençale, fut fidèle très tôt aux Rois de France.
La démarche de notre conseiller était triple :
- incorporer la ville à la couronne entraînait la « confirmation des privilèges », (de nouvelles libertés) dans la gestion de la commune aux dépens des seigneurs de Pertuis.
- manifester notre désir de devenir français, tout en maintenant notre attachement aux couleurs « sang et or » du drapeau provençal historique.
- « demander au Roi un privilège d’armes dont la ville pût se servir pour sceau. »
Le Roi de France fut « impressionné » par les arguments du Pertuisien et décida de mettre les armes de la famille royale, (privilège rare et convoité par les villes). Il fit preuve également de diplomatie au vue de l’attachement des Pertuisiens à la Provence en mêlant la couleur bleue de la fleur de lys royale au rouge et or de la Provence.
En effet, les armes de notre ville « fédèrent » les deux drapeaux puisque la fleur de lys bleue angevine française est sur un fond d’or et qu’une « fasce de gueule rouge » (une barre) l’a traverse.
Informé des négociations d’Elion Senoni à la cour, le conseil de ville se réunit le 26 février 1493, c’est lors de ce « grand conseil » que le secrétaire de séance dessine à la plume, pour la première fois de notre histoire en séance ce qui deviendra le symbole de notre ville.
En octobre 1493, le Roi de France appose le sceau officiel au parchemin qui nous donne notre blason. Le même mois où un an plus tôt Christophe Colomb posait ses pieds sur une île des caraïbes, ouvrant la voie à la conquête de l’Amérique !
Ce parchemin est aujourd’hui à l’abri dans « le trésor » de du service des archives de Pertuis.

Jacques Barone, Adjoint au Maire délégué au Patrimoine


Un patrimoine riche

Pertuis en Héritage
J’espère que cette lecture vous réjouira et si vous avez des souvenirs pertuisiens à raconter, des paysages et monuments locaux qui vous interpellent, venez nous rejoindre !

Michèle Gamet, élue déléguée au Patrimoine et au Tourisme.

Pertuis en Héritage n°7
Pertuis en Héritage n°6
Pertuis en Héritage n°5
Pertuis en Héritage n°4
Pertuis en Héritage n°3
Pertuis en Héritage n°2
Pertuis en Héritage n°1

Pertuis - histoire et patrimoine sur France Bleu Vaucluse : cliquez ici


Le monuments aux morts, avenue de la Liberté vient d'être restauré

Cliquez sur la photo ci-dessous pour voir sa restauration en images


Une lettre de 1828 découverte dans l'Hôtel de Ville 

Durant les travaux de réaménagement du salon des mariages de l'Hôtel de Ville, en démantelant les deux colonnes toscanes qui trônaient au centre de la pièce, les maçons ont découvert un courrier d'époque, caché dans un chapiteau supérieur de l'une des colonnes. L'entreprise a alors fait restaurer ce document, afin de l'offrir au maire Roger Pellenc.

Lucien Galland, Adjoint délégué aux travaux, a réceptionné ce document et l'a fait authentifier par le service municipal des Archives.

Il s'agit d'une lettre manuscrite datant du 19ème siècle (entre 1826 à 1830), signée par Joseph Jean Richier qui était à l'époque 2ème adjoint. On y apprend que l'actuel hôtel de ville était autrefois l'hôtel particulier de la famille de Croze, famille à l'origine de la construction de notre hôpital.

Le contenu du courrier

"Cette maison avait été construite par Monseigneur de Crozes, écuyer de la ville de Pertuis, il y a 50 ans [soit entre 1776 et 1780].

Cette famille était noble, était une (des) plus anciennes et des plus respectables de la ville. 

Un de ses membres avait été gouverneur du fort Saint-Jean de la ville de Marseille. 

Il existe encore aujourd’hui deux garçons appartenant à cette famille dont l’un d’eux s’est distingué dans les guerres actuelles de la Grèce. 

On a inséré cette note dans le chapiteau d’une colonne pour faire connaître aux générations futures à qui cette maison avait appartenu".

Le courrier a été remis en main propres au maire lors du conseil municipal du 10 mai dernier. Mémoire de l'Hôtel de Ville, il sera encadré et exposé au service des archives.

Un peu d'histoire

L'Hôtel particuler de Croze fut construit à la fin du XVIIème siècle, au quartier Saint Nicolas, comme de nombreuses demeures notables de la ville, sur un terrain échangé avec les Archimbaud. Constitué de deux ailes en angle et d'une cour, il fut édifié sur des caves voûtées du XVIème siècle, ce qui laisse supposer un bâti antérieur. (Le parement de la façade et le parvis actuel datent d'une rénovation des années 1970).

Originaire des Mées (Alpes de Haute Provence), la famille de Croze fait souche à Pertuis au XVIème siècle. Au début du XVIIIème siècle, c'est Melchior de Croze, gouverneur de Notre-Dame de la Garde à Marseille, qui fonde le nouvel hôpital Saint Jacques dans la rue de Croze actuelle.

En 1793, la municipalité décide de séquestrer les biens des émigrés. de Croze étant déclaré fugitif, son hôtel particulier est confisqué. La municipalité révolutionnaire quitte l'ancien hôtel de ville et s'y installe. Mais amnistié et rétabli dans ses droits, Monseigneur de Croze revient à Pertuis en 1803. La mairie lui loue alors son hôtel particulier et finit par l'acquérir en 1828.

L'Hôtel de Ville actuel est ainsi le quatrième à avoir abrité élus et administration communale.


MONUMENTS ET LIEUX TOURISTIQUES

Monuments classés

La commune de Pertuis possède 130 monuments qui sont soit classés monument historique, soit inscrits à l'Inventaire général du patrimoine culturel:

L'église Saint-Nicolas (XVe siècle - XVIe siècle) classée depuis le 14 octobre 1911. Quand l'église Saint-Pierre menace de s'écrouler, son mobilier est déplacé à l'église Saint-Nicolas qui devient église paroissiale le 25 janvier 1398. Une nef à trois travées, voutée d'ogive, étayée de puissants contreforts extérieurs, tel est l'aspect de la nouvelle église à la fin du XIVe siècle. Au XVIe siècle l'église est agrandie. En 1514, l'abbé de Montmajour, prieur de Pertuis, fait construire une quatrième travée de nef à l'ouest des trois déjà existantes. Au XVIIe siècle, avec la construction des chapelles méridionales (chapelle Saint-Venture, du rosaire, Saint-Honorat et Saint-Antoine, Saint-Raymond) l'église prend sa physionomie actuelle. Le tremblement de terre de 1909 endommage les voûtes et la toiture.

 
La tour Saint-Jacques
du XIVe siècle, inscrite depuis le 5 avril 1930. Cette tour est la seule survivante des sept tours carrées du rempart du XIVe siècle.

La façade de la maison dite de la Reine Jeanne, rue de Beaujeu est propriété privée depuis 1931. Un mystère demeure : de quelle reine Jeanne s'agit-il? Jeanne Ire, comtesse de Provence, reine de Naples, assassinée en 1382, ou de Jeanne de Laval, qui épousa le roi René le 10 septembre 1454. Cette maison est une énigme : pour qui fut-elle construite? Le plus probable est le Duc de La Valette, gouverneur de Provence de 1587 à 1592, quand il établit le siège de son gouvernement à Pertuis, restée fidèle au Roi. En effet la construction peut être datée des années 1585-1590.

Le donjon du XIIe siècle, abritant l'office de tourisme depuis le 21 décembre 1984, est le seul vestige du château construit par Guillaume de Forcalquier. L'horloge a été fabriquée par la maison Paul Odobay dans le Jura en 1887 en remplacement de la vieille horloge âgée de quatre siècles, qui faisait sonner les cloches.

 

La chapelle de la Charité (ancien hôpital de la charité du début du XVIIe siècle) classée monument historique depuis octobre 1984.

Façade d'un immeuble du XVIe siècle au 77, rue Durance classé par arrêté du 2 décembre 1988.

La Bastide de la Loubière aux Iscles de la Loubière depuis le 16 novembre 1989, datant de la fin du XVIe siècle est une propriété privée et ne se visite pas.

Le pigeonnier, situé au Château de la Reine Laure à Villelaure depuis le 21 août 1992.

L'ancien couvent des Carmes depuis le 7 septembre 1997. À l'origine couvent de Grands Carmes fondé à Pertuis à la fin du XVe siècle. Après la destruction de la première église par une tornade en 1515, on rebâtit l'édifice actuel de 1521 à 1535. Le campanile a été ajouté en 1559. Le bâtiment a très peu évolué jusqu'à la fin du 18e siècle. Vendue comme bien national sous la Révolution, l'église est devenue un théâtre, puis à la fin du XIXe siècle, un magasin de quincaillerie jusqu'à sa fermeture et son classement monument historique.


Objets classés

En plus des monuments, le ministère de la culture, en a classé 28 au titre des objets des monuments historiques. Ces objets sont conservés dans quatre lieux : cinq dans la chapelle de l'ancienne Charité, un dans la chapelle de la Charité, un dans la chapelle du collège et vingt et un dans l'église Saint-Nicolas.

Dans la chapelle de l'ancienne Charité on trouve plusieurs objets qui ont été classés en 1971 : deux clôtures de chapelle en fer forgé datant de 1755 autel, tabernacle, retable, tableau : la Vierge à l'Enfant entre Saint François d'Assise et Saint Joseph datant du XVIIe siècle, bannière de procession de Saint Roch datant de 1851, clôture de chœur datant du XVIIIe siècle et tabernacle, retable, 2 tableaux : Sainte Anne la Vierge et l'Enfant Jésus entourés de saints, Dieu le Père et le Saint Esprit datant du XVIIe siècle.

Dans la chapelle de la Charité se trouve un tableau qui a été classé en 1979 : Saint Félix de Cantalice et l'Enfant Jésus datant du XVIIe siècle.

Dans la chapelle du collège se trouve une chaire à prêcher datant du XVIIe siècle qui a été classée en août 1911.

Dans l'église Saint-Nicolas se trouvent vingt et un objets qui ont été classés à différentes dates. Le 5 décembre 1908 : retable, tableau : la Vierge de consolation entre Saint Sébastien et Saint Roch datant du XVIe siècle, statue : Berger en adoration datant du XVIe siècle, retable, 3 bas-reliefs : Scènes de la vie de Saint Crépin et de Saint Crépinien datant des XVIe siècle et XVIIe siècle, tableau : le Couronnement de la Vierge datant du XVIIe siècle, tableau : Josué arrêtant le soleil, cadre peint par Gilles Garcin datant du XVIIe siècle, chaire à prêcher datant du XVIIIe siècle, tableau : la Présentation de la Vierge peint par Jean Daret datant du XVIIe siècle, tableau : le Mariage de la Vierge datant du XVIIIe siècle, tableau : l' Adoration des bergers datant du XVIIIe siècle, vantaux et tympan du portail principal datant du XVIe siècle, tableau : l'Echelle de Jacob, cadre peint par Gilles Garcin datant du XVIIe siècle,tableau : Saint Paul à Ephèse, cadre datant du XVIIIe siècle, tableau : Moïse rapportant les tables de la loi, cadre datant du XVIIIe siècle, tableau : le Sacrifice d'Abraham, cadre peint par Gilles Garcin datant du XVIIe siècle, tableau : Zacharie dans le temple, cadre datant du XVIIIe siècle, tableau : le Jugement de Salomon, cadre datant du XVIIIe siècle, puis le 8 mars 1933 : tombeau, bas-relief : trois personnages sous des arcatures datant du XIVe siècle, châsse datant de 1598, plaque commémorative datant de 1772, le 24 avril 1961 : autel, tabernacle datant du XVIIIe siècle et le 26 juin 1991 : orgue de tribune datant de 1598.


Autres monuments

Pertuis possède d'autres lieux remarquables :

La Chapelle Saint-Roch. En 1528, le conseil de la ville décide de « prendre Saint-Roch pour un patron de la ville, avec promesse de célébrer, le 16 août, le saint dimanche afin d'obtenir par son intercession la santé publique ». Il faut attendre l'épidémie de 1640 pour que les pertuisiens exécutent ce vœu. Antoine et Barthélémy Puget, deux maçons pertuisiens, construisirent, en 1651, une petite chapelle à nef unique plafonnée avec une porte en plein-cintre ornée de bossages. La chapelle est inaugurée le 10 août 1652. La cloche est volée en 1700 et la chapelle pillée en 1740. En 1760, les pertuisiens entreprennent sa restauration et construisent une petite sacristie. Vendue comme bien national en 1796, la chapelle est rachetée par la municipalité qui l'entretient et la restaure.

L'hôtel Mirabeau situé sur la place du marché, avait toutes les caractéristiques d'un hôtel particulier aixois. C'est dans cette demeure que sont nés Victor, Joseph et Alexandre-Louis de Riqueti de Mirabeau. Il n'en reste plus rien de nos jours, car en 1928, les frères Gustave et Henri Roux vendirent le portail à des ressortissants américains.

L'hôtel Cornarel (24, rue de la Tour) possède une cage d'escalier avec rampe en fer forgé du XVIIe siècle, gypseries, peintures murales et boiseries d'époque Louis XV.

Fontaines des XVIe et XIXe siècles dont la fontaine Morel en bas du cours de la République, fontaine en l'hommage de François Morel, Maire de la cité. Cette fontaine est surmontée d'un buste sans bras. La fontaine est verte car elle est peinte en vert et non recouverte de mousse comme la fontaine de la Diane.

Le monument aux morts des guerres de 1914-1918, 1939-1945 et d'Afrique du Nord (AFN), situé avenue de la Liberté. Une particularité de ce monument est que la liste des morts de 1914-1918 est sur une stèle dans une chapelle de l'Église Saint-Nicolas.

  

L'hôtel de ville : c'est à la fin du XVIIIe siècle que la maison commune fut transférée dans l'immeuble actuel ; c'était l'hôtel particulier de la famille de Croze, acquis par la ville en 1827. Auparavant, il appartenait à la famille Archimbaud, dignitaires et personnalités de Pertuis depuis 1380, nomination du premier syndic de la ville pour la famille Archimbaud. En 1639, il accueille le prince Jean II Casimir Vasa (Jan Kazimierz Waza) futur Roi de Pologne. Le 29 septembre 1711 Louis Archimbaud l'échangea avec Joseph de Croze contre une maison rue du marché et une somme de 2 250 livres.

D'autres informations ici

Le Pont de Pertuis : à propos du Pont détruit et remplacé par un nouveau pont, les peintures de Don Jacques CICCOLINI
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PATRIMOINE CULTUREL

Le théâtre : un immeuble appartenant à monsieur et madame Mikaelly fut acheté par la ville pour en faire un théâtre en 1912. La famille Mikaelly en assurait l'animation. À la disparition des époux la salle fut transformée en cinéma. En décembre 1976, la ville acquit les droits s'attachant au théâtre dans le but de restaurer le bâtiment. Il devien tdepuis le théâtre de Pertuis, du Luberon et Val de Durance.

Le cinéma de Pertuis qui s'appelle le Luberon comporte trois salles. Il est classé comme cinéma d'arts et d'essais et a été intégralement rénové pour satisfaire les exigences du tout numérique. Le nouveau concessionnaire retenu par délégation de service public est la SAS Ciné Espace Evasion.

La ludothèque a été créée en 1991 par Les Amis de la Maternité de Pertuis, l'association. Elle a réellement démarré son activité en 1995, grâce à la mise à disposition d’un local par la mairie de Pertuis. La ludothèque est ouverte au public toute l’année. Elle possède un stock de 1 200 jeux. Située dans l'espace vert du Jardin de l'Europe, elle permet aux enfants de jouer également à l'extérieur. En plus du jeu sur place et du prêt de jeux, la ludothèque anime des ateliers de création de jeux, et des journées dans différentes collectivités comme les crèches, les campings, les établissements scolaires, les centres de loisirs, les maisons de retraite.

Le conservatoire de musique : en 1936 est créée la musique municipale, puis en 1951 l'Harmonie Durance Luberon au sein de l'école de musique qui deviendra municipale en 1981. Le syndicat intercommunal de musique du Sud-Luberon est créé en 1990, 12 communes y adhérent : Pertuis, La Tour-d'Aigues, Villelaure, Cucuron, Grambois, Ansouis, Cabrières-d'Aigues, Saint-Martin-de-la-Brasque, La Bastidonne, Peypin-d'Aigues et Vaugines. Ce conservatoire de musique de Pertuis est un établissement public financé par les contributions de ces 12 communes et des musiciens spécialement formés au travail en milieu scolaire interviennent dans les écoles maternelles et primaires des 12 communes. Mais suite à des difficultés financières, le syndicat intercommunal de musique est dissout par arrêté du sous-préfet d'Apt le 15 juillet 2010. Le conservatoire devient le conservatoire municipal de musique de Pertuis et accueille plus de 400 élèves. Il intervient dans les écoles primaires de 11 communes pour la saison 2010/2011. C'est une des rares écoles de musique de la région à proposer tous les types d'instruments (violon, alto, violoncelle, flûte, clarinette, hautbois, saxophone, trompette, trombone, tuba, piano, clavecin , guitare sèche et électrique, luth, percussions et batterie). Le conservatoire occupe les locaux de l'ancien hôpital de la charité (partie nord, la partie sud étant les écoles Albert Camus et Georges Brassens) et vient de fêter son 1er anniversaire en tant que conservatoire municipal.
Enfin, les Conservatoires de musique Darius Milhaud d'Aix en Provence et de Pertuis ont officialisé leur alliance lors de la signature de la convention de partenariat vendredi 5 octobre 2012 à la chapelle de la Charité, par Roger Pellenc Maire de Pertuis et Alexandre Gallèse, Adjoint au Maire d'Aix en Provence. Ce projet a en effet été adopté à l'unanimité lors des Conseils Municipaux des deux villes.
Pour Pertuis et les villages membres du Conservatoire, c’est une formidable opportunité et un tremplin extraordinaire pour ses élèves. En effet, le Conservatoire d’Aix-en-Provence a été créé en 1849, ce qui en fait l’un des plus anciens de France. Il porte depuis 1972 le nom d’un compositeur aixois prestigieux, Darius Milhaud. Classé Conservatoire à Rayonnement Départemental depuis 2007, il devrait devenir Conservatoire à Rayonnement National. Financé majoritairement par la Ville d’Aix, il est également subventionné par le Ministère de la Culture qui exerce son contrôle pédagogique.


Pertuis d'avant

Découvrez une sélection de cartes postales anciennes grâce au blog de Frédéric Bonnet retraçant la généalogie des familles Fabre de Labruguière.

PERTUIS ET LE CINEMA

Plusieurs films ont été tournés dans la commune de Pertuis :

- French Kiss, comédie romantique américaine de Lawrence Kasdan avec Meg Ryan et Kevin Kline (1995)

- Le Miroir de l'eau, télésuite en coproduction française-suisse-belge en quatre épisodes de 100 minutes, diffusée du 9 août au 30 août 2004 sur France 2 avec Line Renaud, Clémentine Célarié et Christina Réali (2004)

- Mademoiselle Chambon, film français de Stéphane Brizé avec Vincent Lindon, Sandrine Kiberlain, Aure Atika et Jean-Marc Thibault (2008)

LES PERTUISIENS CELEBRES

- Saint Honorat, né vers 380 à Pertuis (mais d'autres sources le font naitre à Trèves), abbé fondateur du monastère de Lérins
- Aliénor de Comminges (1329-1402), mère de Raymond VIII de Turenne
- Guillaume III Roger de Beaufort (1332-1395), vicomte de Turenne et seigneur de Pertuis, neveu de Clément VI et le frère de Grégoire XI
- Raymond VIII de Turenne (1352-1413), seigneur de Pertuis
- Gantonnet d'Abzac (?-1401), Capitaine de Pertuis et Vicaire général des contés de Provence et de Foulcalquier de Raymond de Turenne.
- Victor Riqueti de Mirabeau (né 5 octobre 1715 à Pertuis et mort le 11 juillet 1789 à Argenteuil), économiste et philosophe
- Lucien Chauvet, né en 1832 à Pertuis, décédé vers 1900, sculpteur
- Justin Savornin (né le 6 décembre 1876 à Pertuis et mort le 23 janvier 1970 à Alger), géologue, sa dépouille a été rapatriée à Pertuis
- Paul Goy (né en 1883 à Crest, a vécu et a exercé 23 ans à Pertuis), médecin et poète français
- Gaston Castel (né le 1er août 1886 à Pertuis et décédé le 9 février 1971 à Marseille), architecte, commandeur de la Légion d'honneur
- Emile Durand (né le 2 juin 2011 et décédé en 1999 à Toulouse), physicien français, professeur de physique à l'université de Toulouse de 1949 à 1976, doyen de la faculté des sciences de 1953 à 1968, membre correspondant de l'Académie des Sciences en 1982.
- Georges Blin (né le 18 décembre 1917 à Pertuis), critique et universitaire, professeur honoraire au Collège de France
- Henri Silvy, né le 5 septembre 1920 à Pertuis et mort le 6 juin 1944 lors de l'assaut de l'aérodrome de Guidania, près de Rome
- Georges Jouvin (né le 19 juin 1923) et Pertuisien de coeur : "L'homme à la trompette d'or" est né à Rennes sous le signe des Gémeaux, au coeur d'une famille de musiciens. A quatre ans, Georges Jouvin ne rêve que de musique, à dix ans on lui offre son premier piano pour travailler l'harmonie. Admis, par concours au Conservatoire National de Musique de Rennes, puis au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris, il termine brillamment ses études musicales ayant remporté :
- Premier Prix d'Harmonie
- Premier Prix de Solfège
- Premier Prix de Trompette
Les plus grands orchestres symphoniques l'accueillent, sous la direction de Richard Blareau, Wal Berg, Guy Luypaerts, Paul Bonneau, Serge Baudo, etc. mais Georges Jouvin se révèle très vite comme un "super" soliste !
Assimilant sa merveilleuse sonorité au métal précieux, l'OR, les journalistes le surnomment "L'homme à la trompette d'or". Au cours d'une grande cérémonie au Pavillon d'Armenonville, on lui offre sa première trompette d'or.Les sons que tire de son instrument ce magicien de la trompette sont d'une pureté et d'une élégance qui ravit son public.Ses récitals, merveille de technique et de beauté, attirent vers lui les nombreux "fans" de la "Trompette d'or".
Son répertoire classique de M.A. Charpentier, Albinoni, Bach, Beethoven et Schubert (le célèbre Ave Maria) ; pour ses amis du jazz : de St Louis Blues, Solitude, Caravan et aussi ses créations célèbres du Silence (Il silenzio), Rio Bravo, Oh! Mon papa, sans oublier, dans un feu d'artifice, sa virtuosité dans Hora staccato, Le vol du bourdon et la Danse du sabre. Des millions de disques vendus dans le monde entier, des Disques d'Or, des succès, des milliers de kilomètres avalés dans la joie sans fatigue, car c'est l'autre côté du personnage de Georges Jouvin, infatigable, toujours gai, aimant la vie et le proclamant sans fausse honte.
"Tout est beau, la vie, les gens, la nature, l'avenir, tout me passionne. "Ses musiciens qui l'accompagnent dans ses concerts ne sont pas seulement des solistes réputés, mais sont aussi ses amis. Il fait le tour du monde, du Japon à l'Amérique, des tournées, des concerts, des croisières musicales, des recitals où des millions de spectateurs l'ovationnent, mais il reste fidèle à la France et à Pertuis. Sa devise: "toujours optimiste". Il a vendu 25 millions de disques, est Chevalier dans l'Ordre de la Légion d'Honneur et pour lui rendre hommage, Pertuis a baptisé sa salle des fêtes municipale "Espace Georges Jouvin".
- Jean-Pierre Petit (né le 5 avril 1937 à Choisy-le-Roi), astrophysicien, auteur, dessinateur et peintre
- Michèle Torr (née le 7 avril 1947 à Pertuis), chanteuse
- Daniel Xuereb (né le 29 mai 1959 à Gardanne), footballeur professionnel international fut entraineur-joueur de l'USRP de 1994 à 1998
- Frédéric Soulié (né le 19 avril 1970 à Pertuis), animateur et producteur de télévision
- Cyril Rool (né le 15 avril 1975 à Pertuis), footballeur professionnel
- Erwann Le Pechoux (né le 13 janvier 1982 à Pertuis), escrimeur (fleurettiste, triple champion du monde par équipes)
- Olivier Caisso (né le 17 décembre 1985 à Pertuis), joueur international de rugby à XV français
- Mehdi Sennaoui (né le 5 mai 1986 à Pertuis), footballeur professionnel


Pour plus d'informations : office de tourisme : 04.90.79.15.56
ou http://www.tourismepertuis.fr/